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Insulinorésistance : le combat de tous. Prévention du diabète dans un monde trop sucré

  • Photo du rédacteur: Arnaud Stuner
    Arnaud Stuner
  • 8 nov. 2024
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 nov. 2024


L’insulinorésistance est un phénomène souvent associé au diabète de type 2 ; il touche de nombreuses personnes bien avant que le diabète ne se déclare. Comprenons comment elle s'installe silencieusement et les moyens naturels pour y faire face.


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Qu’est-ce que l’insulinorésistance ?


L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle permet au glucose (le sucre) présent dans le sang d’être transporté dans les cellules (notamment musculaire) pour y être utilisé comme énergie. L’insulinorésistance se produit lorsque les cellules du corps deviennent moins sensibles à l’action de cette hormone, rendant difficile le maintien d’un taux de sucre sanguin normal.


Lorsque les cellules ne répondent plus efficacement à l’insuline, le pancréas produit davantage d’insuline pour compenser. Cependant, sur le long terme, cette surproduction ne suffit plus, et le sucre reste en excès dans le sang, augmentant le risque de prédiabète, de diabète de type 2 et d’autres complications métaboliques.


Quels sont les symptômes de l’insulinorésistance ?


L’insulinorésistance peut se manifester par divers symptômes, bien que certains restent discrets et progressifs. Parmi les signes les plus fréquents, on retrouve :


  1. Prise de poids : principalement au niveau abdominal, cette accumulation de graisse viscérale est souvent liée à une insulinorésistance.


  2. Fatigue persistante : lorsque les cellules ne reçoivent pas suffisamment de glucose, cela peut entraîner un état de fatigue chronique.


  3. Faim intense et envie de sucré : des fringales, surtout pour des aliments sucrés, peuvent indiquer une insensibilité croissante à l’insuline.


  4. Acrochordons : ces petites excroissances de peau peuvent apparaître principalement dans les plis (aisselles, cou) et sont souvent corrélées avec une insulinorésistance.


  5. Anomalies de la peau : certaines personnes développent une hyperpigmentation dans les plis cutanés, notamment au niveau du cou et des aisselles (acanthosis nigricans).



Ce phénomène d'insulinorésistance s'inscrit souvent dans un contexte d'anomalies métaboliques associées tels que :


  1. Tour de taille (supérieur à 95 cm chez la femme et à 100 cm chez l’homme)


  2. Hypertension artérielle


  3. Dyslipidémie via élévation modérée des triglycérides et diminution du HDL-cholestérol


  4. Inflammation via l'élévation de la CRPus et de la férritine,


  5. Souffrance hépatique via l'élévation des gammaGT.



Les principales causes de l’insulinorésistance


Plusieurs facteurs contribuent à l’insulinorésistance, et bien souvent, ils s’accumulent avec le temps. Voici les principaux :


  1. Alimentation riche en sucres et en graisses saturées : une alimentation déséquilibrée, riche en glucides simples, en sucres raffinés et en graisses saturées, peut perturber le métabolisme global.


  2. Sédentarité : le manque d’activité physique réduit la sensibilité des muscles à l’insuline, car l’exercice aide le corps à utiliser le glucose plus efficacement.


  3. Excès de poids et obésité : l’excès de tissu adipeux, particulièrement autour de l’abdomen, est un facteur important de résistance à l’insuline.


  4. Stress et manque de sommeil : le stress chronique augmente la libération de cortisol, une hormone qui peut perturber la régulation de l’insuline, tandis que le manque de sommeil favorise les déséquilibres hormonaux.


  5. Facteurs génétiques : certaines personnes sont génétiquement prédisposées à une réponse moins efficace à l’insuline.



Comment savoir si je souffre d'insulinorésistance, si j'ai du diabète ou si je mange trop sucré ?


Pour obtenir une vision complète de l’état de votre métabolisme glucidique , plusieurs indicateurs peuvent être mesurés lors d’une prise de sang.


  • La glycémie à jeun est souvent un premier indicateur : si elle est élevée (supérieure à 1,00 g/L), cela peut signaler un déséquilibre du métabolisme du glucose.


  • L’hémoglobine glyquée (HbA1c), qui reflète le taux de sucre moyen dans le sang sur les trois derniers mois, est également un indicateur pertinent. Une valeur supérieure à 5,7 % peut indiquer une résistance à l’insuline.


  • Enfin pour l'insulinorésistance : les indices HOMA et Quicki (calculés en fonction de la glycémie et de l’insulinémie à jeun) permettent d'évaluer directement la sensibilité à l'insuline. Un score HOMA élevé (au-dessus de 2,5) ou un indice Quicki bas (en dessous de 0,34) sont des signes d’insulinorésistance.



Comment peut-on lutter contre l’insulinorésistance ?


Nous encourageons une approche multidisciplinaire. Dans notre pratique nous combinons activité physique et nutrition, pour aider nos patients à mieux gérer et réduire l’insulinorésistance.


  1. Adapter l’alimentation : Une alimentation à faible indice glycémique, type "méditerranéenne" peut considérablement limiter les pics d'insuline et améliorer la sensibilité à l’insuline :


    1. riche en légumes, légumineuses,

    2. riche en fibres, avec des céréales complètes, des grains entiers,

    3. protéines maigres : volaille, poisson, fruits de mers, oeuf, légumineuses.

    4. graisses saines (acides gras polyinsaturés oméga 3 - LNA, EPA et DHA ) :

      1. d’origines marine : saumon, sardine, maquereaux, hareng et hanchois,

      2. d’origine végétale : huile végétale de colza, lin, cameline, chanvre ou noix,

    5. riche en caroténoïdes et en polyphénols,

    6. éviter les graisses saturées, acides gras-trans industriels, viande rouge, et les aliments sucrés.


  2. Le jeun intermittent : afin de laisser une période de repos plus longue à vos organes digestifs.


  3. Pratiquer une activité physique régulière : L’exercice, surtout le renforcement musculaire et les activités d’endurance, améliore la captation du glucose par les muscles et réduit la quantité de glucose en circulation dans le sang. De plus, un travail avec un kinésithérapeute peut aider les patients à intégrer des exercices doux et adaptés à leur condition.


  4. Gestion du stress et optimisation du sommeil : La relaxation, la méditation ou encore l’ostéopathie peuvent être des alliés précieux pour réduire le stress et optimiser le sommeil. Ces pratiques favorisent l’équilibre hormonal, indispensable pour une meilleure gestion du sucre dans le sang.


  5. La complémentation : on retrouvera notamment l'utilité des anti-oxydants diminuant le stress oxydatif causés par l'excès de sucre, de la vitamine D, du chrome ou de la cannelle... etc. La complémentation est à adapter en fonction de votre situation et des conseils de votre praticien.


  6. Consultation avec un micronutritionniste : Le suivi nutritionnel joue un rôle fondamental. Nous aidons nos patients à établir un plan alimentaire individualisé pour réduire l’insulinorésistance et adapter leur régime de manière progressive, en fonction de leurs besoins.


L’importance d’une prise en charge globale


L’insulinorésistance est un état réversible, surtout si elle est détectée tôt et prise en charge de manière holistique. Avec un suivi combiné en nutrition, en kinésithérapie active et en ostéopathie, notre cabinet vise à aider les patients à regagner en énergie, à stabiliser leur poids et à prévenir les complications de santé à long terme, dont le diabète.


En adoptant une approche globale, il est possible non seulement de contrer les effets de l’insulinorésistance mais aussi de retrouver un équilibre métabolique durable et une meilleure qualité de vie. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et pour bénéficier d’une prise en charge adaptée à vos besoins.


" Cet article ne remplace ni une consultation médicale ni votre traitement. Sollicitez votre médecin et votre professionnel en santé de la nutrition pour une prise en charge globale et intégrative. "

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